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Mon intervention lors du débat à Nogent sur Marne, en présence de 6 autres listes

11 mars 2010 Aucun commentaire

Mesdames et Messieurs,

Je commencerai par remercier les organisateurs de ce débat,

par saluer une initiative qui permet de réunir ce soir à Nogent de nombreuses têtes de liste régionales et départementales.

Je n’exprimerai qu’un seul regret peut-être, c’est que ce débat ait lieu à seulement 5 jours du premier tour de ces élections.

Cette rencontre permet en effet aux Val-de-Marnais de se faire un avis, de comparer les candidats et leurs programme.

Elle est, en ce sens, bienvenue.

Peut-être aurait-elle permis, si elle avait eu lieu avant, s’il y en avait eu d’autres similaires, de clarifier les enjeux de ces élections pour nos concitoyens, car nous savons aujourd’hui que l’abstention menace.
La faute en revient d’abord à ceux qui prétendent partir de l’Elysée pour construire une Ile-de-France moderne et unifiée, un Grand-Paris qui sera en fait le plus grand recul depuis 40 ans pour nos collectivités.
Il y en a d’autres, dont je suis, qui partent du vécu des franciliens,
de leurs réalités quotidiennes,

de multiples interlocuteurs sur le terrain,

et qui font émerger des solutions communes, démocratiques et ancrées dans le réel.

Ces solutions, elles n’ont pas été improvisées ces dernières semaines, elles ont été construites dans la durée.

Avec l’intervention de la Région, elles ont été construites ici à Nogent comme sur l’ensemble du département,

avec la création de places de crèche,

la rénovation des logements,

l’aide aux personnes âgées,

à la culture,
les emplois tremplin,

la construction de salles de sport,

la rénovation des lycées,

l’aide aux CFA,

et la liste n’est pas exhaustive.

Au travers d’un contrat particulier, ce sont plus de 250 millions d’euros qui auront été et seront apportés au Val-de-Marne jusqu’à 2013.
C’est d’abord cela, l’action de la Région.

Voilà ce dont elle est capable lorsqu’elle est animée d’une volonté forte,

A partir de constat, les socialistes et leurs partenaires du Parti radical de gauche, du MRC et du MUP font aujourd’hui le pari que le programme le plus efficace sera justement celui qui respectera le mieux le territoire francilien dans sa diversité.

Nous sommes convaincus que le projet le plus porteur est celui qui reconnait les profonds déséquilibres entre les départements et qui lutte contre les inégalités territoriales.

En fait, nous savons que le programme le plus efficace sera celui qui trouvera le juste milieu entre l’ambition et le réalisme.
Le programme que je porte, celui de Jean-Paul Huchon et de mes colistiers, se dit au travers d’une formule celle du « bouclier social ».
Les effets conjugués de la crise économique et des réformes néolibérales du gouvernement fragilisent les services publics.

Ils creusent les divisions entre les citoyens.

Ils piétinent les exigences d’égalité et d’équité, et condamnent la jeunesse de notre pays à la précarité.

Avec Jean-Paul Huchon, nous ferons face à cette situation en privilégiant trois exigences,
chacune au cœur des transformations que connaissent l’Ile-de-France et le Val-de-Marne aujourd’hui.

Ces trois exigences, si nous les respectons, protégeront les franciliens et libéreront les forces vives de l’innovation.

1°) L’exigence de justice sociale est notre première exigence

Elle suppose d’abord le refus de la dégradation du service public de la santé orchestré par le gouvernement, et dont pâtissent tous les Val-de-Marnais.
Nous allons consacrer à la santé 1 milliard d’euros sur 4 ans, notamment aux 51 hôpitaux du Val-de-Marne, parmi lesquels les 5 CHU.
1 milliard qui financera les regroupements de médecins dans des maisons de santé, ainsi qu’un grand plan de rénovation des urgences, couvrant les lieux de soins et d’accueil ainsi que les SAMU.

1 milliard d’euros pour assurer la permanence des soins et lutter contre la désertification médicale et paramédicale.

Mais l’accès à la santé n’est rien sans, en premier lieu, l’accès au logement.
Trop de val-de-marnais n’en n’ont pas encore la possibilité.

En la matière, le volontarisme public ne peut donc rester une incantation : les besoins en logement dans notre Région sont importants, et il faudra en construire plus de 70 000 par an.

Avec nous, le Val-de-Marne participera à cet effort, et il le fera de façon équilibrée, dans un souci de cohésion et de mixité sociale.
Que ce soit par la mise en place d’un Pacte régional pour le logement ou par la mise à disposition gratuite de terrains pour la construction de logements sociaux aux bailleurs, Jean-Paul Huchon et son équipe seront aux côtés de tous ceux qui pourront changer la donne.
Ce chantier est important car le logement, on le sait, est aujourd’hui le creuset des inégalités.

Mais nous savons aussi que pour endiguer ces inégalités, il faut en passer par le dynamisme de l’économie francilienne, et le soutien à l’emploi.

2°) C’est pourquoi notre deuxième exigence est triple : c’est celle de l’emploi, de l’innovation et de la formation professionnelle.

D’ici à 2016, nous comptons passer de 100 000 jeunes par an formés en alternance à 150 000.

Nous allons doubler le nombre de places offertes dans les Ecoles de la Deuxième chance, et je me félicite de l’ouverture aujourd’hui à Orly de l’une de ces écoles.

Ces efforts dans le domaine de la formation doivent permettre de tirer profit du dynamisme que nous allons insuffler à la Région en appuyant les PME et les TPE,

avec 10 000 emplois tremplins de plus dans les associations et les structures d’insertion économique.

Cette nouvelle dynamique est essentielle, car elle fera la part belle à la transition écologique qu’appelle le contexte du changement climatique.

3°) L’éco-croissance, tel est désormais notre cap, telle est en effet notre troisième exigence, dans la lignée de l’écorégion que nous construisons depuis 2004.

Evidemment, tous les efforts déployés dans ces domaines seront vains si l’unité du territoire francilien n’est pas préservée.
Cette unité est fragile, car les dynamiques économiques autant que les attaques de la droite sur la décentralisation la remettent sans cesse en cause.

Cette unité, c’est en partie au travers des transports collectifs que nous allons la trouver.

Des transports collectifs humanisés, car un SMS ne remplacera jamais la présence humaine.

Plutôt que de demander aux usagers d’envoyer des SMS d’alerte, nous demandons au gouvernement de Madame PECRESSE le renforcement des effectifs de police dans les transports que la Région demande depuis longtemps.
Je rappellerai au passage que dans le domaine des transports, nous avons plus investi en trois ans que l’Etat en 30 ans.

La révolution des transports collectifs, l’amélioration de leur offre et de leur usage, nous l’avons engagée, et nous allons l’achevée ensemble, pour que les 800 000 déplacements qui sont effectués chaque jour dans les transports publics du Val-de-Marne le soient dans des conditions meilleures.
La réalisation d’Orbival, notamment, doit participer à cette amélioration en permettant le déplacement de banlieue à banlieue.

Mesdames et Messieurs,

Un programme évidemment, parle d’avenir, et l’avenir de notre Région, c’est sa jeunesse.

Cela est encore plus vrai de le Val-de-Marne, où 30% de la population a moins de 25 ans, et plus de la moitié a moins de 40 ans.
Nous ne pouvons laisser cette jeunesse subir plus longtemps la précarité du logement, du travail et de l’emploi.

Nous n’accepterons pas, à gauche, que notre jeunesse soit condamnée à la cohabitation chez les parents et aux chambres de bonnes indécentes,
qu’elle renonce aux soins en raison de leur coût,

et qu’elle soit la variable d’ajustement d’un marché du travail en berne.

La mise en place d’un système de caution solidaire, la création de 20 000 logements pour les étudiants et les jeunes travailleurs :

voilà les premières mesures que nous comptons mettre en œuvre pour favoriser l’autonomie des jeunes.

Voilà des mesures qui participeront à la reconquête de l’égalité des chances, et à la construction d’une société juste.
Elles ne sont qu’un début.

Mais pour aller plus loin, nous aurons besoin de vous, de votre engagement.
Une Ile-de-France dynamique et juste ne se fera pas sans les franciliens, c’est pourquoi voter est important.

Je ne vous appelle pas au vote utile, au vote sanction.

Non, c’est au choix entre plusieurs Ile-de-France possibles que je vous invite.
Je vous appelle au vote efficace, celui qui naît de la conviction et de l’enthousiasme.
Le destin de la Région nous concerne tous, il dépend de vous.
C’est pourquoi il faut convaincre celles et ceux qui ne mesurent pas l’importance de cette élection,

celles et ceux qui doutent que cette échéance puisse marquer un tournant pour notre pays, de se rendre eux aussi aux urnes dimanche.
Cette élection, c’est un devoir autant qu’une chance.

Parce que des Franciliens qui ne doutent pas, c’est une Région qui avance.
Je vous remercie.

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